1. Le principe d’étanchéité juridique et sociale :
L’erreur consisterait à tenter d’opérer un découpage catégoriel artificiel au sein de la société d’exploitation opérationnelle. Nous ne faisons pas cela.
La solution repose sur une architecture sociétaire distincte : les dirigeants et les managers clés sont hébergés (ou détachés) au sein d’une société autonome dédiée (société de management / ligne émettrice en SAS), distincte des filiales opérationnelles où se trouvent l’ensemble des collaborateurs. Holding animatrice avec conventions réglementées et gestion, animation, et développement des filiales ou de la société opérationnelle avec une volonté d’une croissance externe.
2. Le respect absolu de la règle de collectivité au niveau de l’entité :
Au sein de cette société dédiée, le principe de collectivité du Code du travail est respecté à 100 %.
L’ensemble du personnel de cette structure qui est précisément composé de ces managers stratégiques et dirigeants bénéficie de ses propres accords autonomes : accord d’intéressement, participation dérogatoire et volontaire et Plan d’Épargne Entreprise (PEE). Il n’y a aucune discrimination interne, aucune sous-catégorie arbitraire : 100 % des collaborateurs de la société ont accès au dispositif.
3. La corrélation économique avec la performance réelle des filiales :
L’intéressement et les ressources de cette société dédiée ne sont pas déconnectés de la réalité : ses critères de performance et de création de valeur sont indexés sur la rentabilité, l’EBITDA, la trésorerie ou les objectifs stratégiques réalisés par les filiales opérationnelles qu’ils pilotent.
Si les filiales performent, la société dédiée génère la valeur et la marge nécessaires pour déclencher les mécanismes d’intéressement et d’abondement au sein de son propre PEE.
4. L’effet de levier en boucle fermée via l’actionnariat non coté :
Les sommes ainsi générées (intéressement + abondement PEE) sont ensuite investies directement dans les actions non cotées de la ligne émettrice ou de la holding du groupe, avec la décote légale.
Cela crée un alignement d’intérêts total avec les actionnaires de référence : les managers clés deviennent actionnaires au travers d’un outil légalement inattaquable par l’URSSAF, sans aucune friction avec les accords d’épargne salariale propres aux filiales opérationnelles.